Web 3

Web 3

Web 1 était l’Internet originel, avec ses sites Web indépendants reliés les uns aux autres. Cette période était caractérisée par un trafic à sens unique ; l’information ne circulait que du site Web vers l’utilisateur.

Web 2 englobe la période dans laquelle les utilisateurs ne se sont plus contentés de consommer du contenu, mais se sont aussi mis à en produire eux-mêmes. On l’appelle aussi ‘l’Internet social’, auquel les gens peuvent contribuer en personne. Durant cette période, plusieurs puissantes plateformes de médias sociaux ont vu le jour, et nombre d'entre elles continuent encore aujourd'hui à dominer ce secteur.

La puissance de ces plateformes réside dans l’énorme quantité d’informations que les utilisateurs y laissent. Il ne s’agit pas seulement de contributions sur le fond, mais aussi de données personnelles et de modèles et comportements dérivés. Ensemble, toutes ces informations servent comme source majeure de revenus et d’influence, par exemple dans le but d’amener les utilisateurs à participer au réseau social de façon intensive.

Pour les utilisateurs, cette dynamique sous-jacente est généralement opaque. Sans s’en rendre compte, ils abandonnent leurs informations personnelles, transmettent des contenus de valeur à des tiers et, par ce fait, sont directement ou indirectement aiguillés dans leur comportement.

Avec l'essor du Web3 est née l'ambition de changer cette situation. Le Web3 est souvent résumé par l'expression « lire, écrire et posséder » (read, write and own). Chaque contribution crée de la valeur. Au lieu que cette valeur soit captée par un géant de la technologie, le Web3 vise un Internet où les utilisateurs peuvent eux-mêmes posséder et gérer cette valeur, notamment grâce à la technologie blockchain et aux jetons numériques.

Ce principe a été décrit dès 2014 par Jaron Lanier dans son livre Who Owns the Future? Les partisans du Web3 estiment que cette évolution pourrait conduire à une nouvelle ère d'Internet, dans laquelle le contrôle des données et des actifs numériques reviendrait en grande partie aux utilisateurs.

Bien que plusieurs technologies du Web3 soient désormais arrivées à maturité, leur adoption à grande échelle en est encore à un stade relativement précoce. Le Web3 repose sur plusieurs technologies, chacune ayant son propre niveau de maturité. Les différents acteurs poursuivent le développement des briques technologiques nécessaires. Les grandes entreprises technologiques, les projets blockchain et les start-up travaillent notamment sur l'identité numérique, les réseaux blockchain, les contrats intelligents et le stockage décentralisé des données.

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